Pierre Fortin / L’actualité :

Nous avons le choix entre mal ou pire : ou bien nous payons maintenant pour arrêter le réchauffement du climat, ou bien nous refusons de payer, la planète va cuire, et nos enfants devront payer encore plus cher.

L’année 2016 a été la plus chaude sur la planète depuis le début des relevés, en 1880. Le graphique ci-contre montre que la température moyenne de la terre est passée de 13,9 °C dans la décennie 1970 à 14,6 °C dans la présente décennie. Elle a augmenté de 0,7 °C en 40 ans. Si on n’y met pas fin rapidement, ce réchauffement progressif aura des répercussions dramatiques et irréversibles.

La cause presque certaine du réchauffement est l’augmentation rapide, dans l’atmosphère terrestre, des gaz à effet de serre (GES) résultant de l’activité humaine. Le plus important est le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2). Il provient surtout de la combustion des hydrocarbures. Devant l’urgence, en décembre 2015, les 195 pays participant à la conférence de Paris sur le climat ont convenu de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C.

Signataire de l’accord de Paris, le Canada s’est engagé à réduire de 29 % ses émissions de GES de 2014 à 2030. Le Québec, lui, abaisserait les siennes de 33 %. C’est fort ambitieux. Il est absolument clair que ces objectifs seront impossibles à atteindre si on n’inclut pas, parmi les mesures adoptées pour y parvenir, un signal fort qui rend coûteuse l’activité de cracher plus de carbone dans l’atmosphère. S’il n’en coûte rien, chacun continuera à s’en donner à cœur joie.

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