Ulysse Bergeron / L’actualité :

L’aventure pétrolière et gazière sur l’île d’Anticosti ne fait plus aucun sens. Les fondements économiques et financiers du projet se sont effondrés. Et ce n’est pas à coup de poursuite que l’on érige des succès économiques durables. Sans l’appui financier du gouvernement du Québec, les obstacles économiques sont tels que les promoteurs du projet devront plier bagage et quitter ce qu’ils considéraient comme un Eldorado de l’or noir. En deux ans, les cours mondiaux du pétrole ont été divisés par deux. Les principales références – Brent de la mer du Nord et le brut américain (WTI) – gravitent autour de 40 dollars. Les grandes pétrolières, qui ont les reins pourtant solides, délaissent les projets d’exploration les plus onéreux. Shell a mis sur la glace ses projets dans l’Arctique canadien. En quelques mois, BP a annoncé la suppression de 8000 emplois liés à l’exploration et la production pétrolière. Aux États-Unis, où les coûts de production sont élevés, les faillites se multiplient. Le cabinet d’avocats texan Haynes and Boone recense 83 faillites de PME du secteur pétrolier depuis janvier 2015.

Lire sur L’actualité