Régys Caron / Le Journal de Montréal :

Fondaction CSN lance un programme de financement doté d’une somme de 20 millions $ destiné à soutenir des projets de réduction des gaz à effet de serre.

Le «Fonds Carbone» consistera à offrir une somme pouvant varier entre 500 000 $ et 2 millions $ à des petites entreprises désireuses de réduire leurs émissions de GES. Grâce au système de plafonnement des émissions de GES, les projets de réduction de gaz à effet de serre génèrent des crédits carbone qui peuvent être vendus à des entreprises qui ne parviennent pas à réduire leur pollution.

Un crédit carbone, c’est l’équivalent d’une tonne de GES soustraite à la pollution atmosphérique. Un crédit carbone vaut aujourd’hui 17,29 $, sur le marché Québec-Californie, suivant la dernière vente aux enchères survenue le 15 novembre.

Les crédits carbone compensatoires qui seront générés par les projets financés par Fondaction CSN seront achetés, à rabais, par la Coop Carbone, cogestionnaire du Fonds et Fondaction CSN. La Coop Carbone souhaite pouvoir revendre ces crédits compensatoires avec profit.

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Fondaction se lance dans les crédits carbone

La Presse Canadienne :

(..) Fondaction se lance dans cette aventure avec la Coop Carbone, qui a sécurisé, donc garanti, des achats de grands émetteurs pour 9 millions par an.

« On va les [les entreprises] encourager à réduire leurs émissions de GES en leur disant : « vous n’êtes pas obligés de le faire, mais si vous faites quelque chose qui permet la réduction de GES, vous obtenez un crédit, qu’on appelle crédit compensatoire, et ce crédit vous pouvez le vendre sur le marché’ » [du carbone] », a résumé le président de la Coop Carbone, Jean Nolet, en conférence de presse dans un des pavillons de la COP22.

Le premier ministre Couillard a souligné que cette nouvelle source de financement des entreprises est rendue possible grâce à l’existence de la bourse du carbone que le Québec a mise sur pied.

« Cet outil vient garantir, donner un chemin à un flot de profits », a résumé M. Couillard, qui estime que les entreprises s’engageront d’autant plus dans la décarbonisation lorsqu’elle deviendra source de profits.

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