Paul Journet / La Presse :

On pourrait revenir en détail sur le gâchis du Fonds vert, mais ce serait comme gifler un mourant. Le procès a déjà été fait et refait, et la sentence a été rendue. Ce fonds, alimenté par les différentes taxes vertes, réduit à peine les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les projets du Fonds sont mal choisis, puis leur impact est mal mesuré.

Il finance un peu n’importe quoi : des ailerons d’Air Canada, les intérêts de la dette des travaux routiers et même… des travaux sur un oléoduc.

Comme l’a rapporté la semaine dernière notre collègue Martin Croteau, les quelque 718 millions investis n’ont même pas permis de réduire les GES de 1 %.

Pour réformer le Fonds, le gouvernement Couillard a créé un comité de gestion. Il sera épaulé par le Contrôleur des finances. Cela devrait en théorie permettre de mieux choisir et évaluer les projets.

Mais est-ce assez ? Est-ce que le Fonds vert est réformable ?

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