ICI Radio-Canada :

Les arbres de la forêt boréale canadienne ne se portent pas nécessairement mieux et ne poussent pas plus vite en dépit de tout le gaz carbonique que nous rejetons dans l’atmosphère à cause de la sécheresse.

C’est ce que révèle une étude publiée récemment dans la revue « Proceedings » de l’Académie des sciences des États-Unis.

Martin Girardin, chercheur scientifique au Service canadien des forêts et professeur associé à l’UQAM, a participé à l’étude.

Les climats plus chauds favoriseraient la régénération d’espèces autres que celles qui étaient déjà en place.
Martin Girardin, chercheur scientifique au Service canadien des forêts et professeur associé à l’UQAM
Il a étudié plus de 2800 échantillons de croissances d’arbres sur 598 parcelles forestières à travers le Canada.

Source

La sécheresse frappe les forêts de la planète

Charles Côté / La Presse :

Vanté comme un fertilisant par les climatosceptiques, le gaz carbonique rejeté par milliards de tonnes dans l’atmosphère par les humains n’a pas l’effet escompté : à cause de la sécheresse, les arbres ne poussent pas plus vite et n’en absorbent pas plus.

C’est ce qui ressort de deux études publiées récemment, l’une sur la forêt boréale canadienne et l’autre sur l’ensemble des forêts du monde.

Certains scientifiques – et c’est aussi un des arguments des climatosceptiques – comptaient sur la capacité des plantes d’absorber plus de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre (GES).

Des expériences en vase clos laissaient croire que cela pourrait se produire.

En effet, le gaz carbonique, ou CO2, est le principal matériau de construction des arbres. Les feuilles le capturent grâce à la photosynthèse, conservent le carbone pour créer le bois et libèrent l’oxygène.

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Aires protégées: deux MRC s’unissent pour réclamer une compensation

Michel Laliberté / La Voix de l’Est :

(Cowansville) Brome-Missisquoi et Memphrémagog feront front commun pour convaincre Québec de verser des compensations financières aux municipalités qui accueillent des aires protégées sur leur territoire. L’organisme Corridor appalachien épaulera leurs efforts.

Des représentants des deux MRC préparent une demande pour que le gouvernement du Québec paie les taxes foncières des aires protégées qui échappent aux municipalités, explique Robert Desmarais, directeur général de la MRC Brome-Missisquoi. « Les municipalités veulent jouer un rôle pour que le Québec atteigne son objectif de protéger 17 % de son territoire. Mais c’est un objectif qui a été fixé par Québec. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités auprès des municipalités qui sont touchées en leur offrant des compensations. Leurs pertes fiscales sont importantes », signale-t-il.

Parallèlement à ces démarches, Corridor appalachien, qui gère un territoire de 5664 hectares d’aires protégées dans la MRC Brome-Missisquoi, demande aux autorités provinciales d’exempter de taxes foncières tous les groupes sans but lucratif qui administrent des aires protégées au Québec. Chaque année, calcule Mélanie Lelièvre, directrice générale de Corridor appalachien, ces organismes versent plus de 750 000 $ en taxes foncières.

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