Marc-Olivier Moisan-Plante, analyste, politiques et réglementation en matière d’énergie Union des consommateurs / Le Progrès de Coaticook :

Invitée la semaine dernière à commenter la décision d’Hydro-Québec de ne pas enfouir la ligne de transport devant passer dans la Forêt Hereford, un milieu protégé, sa porte-parole explique : « (…) on est une société d’État qui a notamment pour mandat de maintenir la hausse tarifaire en deçà de l’inflation. »

L’argument a été repris le jour même par le ministre Pierre Arcand à l’Assemblée nationale : « (…) le 60 millions de coûts supplémentaires d’enfouissement (…) ça va être payé par tous les clients d’Hydro-Québec dans tout le Québec. »

Pourtant, selon les règles en vigueur à la Régie de l’énergie, c’est au demandeur d’un ajout au réseau de transport d’en supporter le coût réel. Dans le cas présent, c’est la division Production d’Hydro-Québec qui requiert la nouvelle ligne afin d’exporter. C’est donc elle qui doit assurer le financement de la ligne, que celle-ci soit enfouie ou non.

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