Jean-Philippe Thibault / Le Pharillon :

Au début du mois d’octobre, les communautés Mi’gmaq de la Gaspésie ont clairement exprimé leur désaccord envers la fracturation hydraulique sur leur territoire ancestral. Appuyées par les Nations Innue et Malécites, ils ont rappelé qu’ils occupent les régions côtières du réseau hydrographique du Saint-Laurent depuis des temps immémoriaux et qu’ils possédaient des titres inaliénables au territoire et aux eaux environnantes.

Les Mi’gmaq de la Gaspésie espèrent ainsi attirer l’attention des premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard pour que ces derniers respectent leurs obligations légales. Encore mieux, ils les invitent à venir boire un bon verre d’eau à Gaspé pour discuter ensemble de l’importance de cette ressource, tant sa protection que sa conservation. Depuis les directives émises par la Cour suprême du Canada en 2004, la Couronne a d’ailleurs l’obligation constitutionnelle de consulter et – dans certaines circonstances – d’accommoder les Premières nations lorsque des projets ont lieu sur leur territoire.

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