Jean-Michel Genois Gagnon / Le Soleil :

(Québec) Après l’affaire Volkswagen, de nouveaux recours collectifs se dessinent actuellement à travers la province dans le domaine de l’automobile. Cette fois-ci, c’est le constructeur Fiat Chrysler qui pourrait devoir répondre de ses actes.

L’entreprise Garage Poirier & Poirier, de Pointe-aux-Trembles, ainsi que le particulier A. Bouffard ont mandaté le cabinet d’avocats Groupe de Droit des Consommateurs de Montréal pour lancer l’une des actions collectives, qui s’adressent aux personnes ayant acheté ou loué un Dodge RAM 1500 ou un Jeep Grand Cherokee de l’année 2014, 2015 ou 2016 contenant un moteur diesel 3,0 litres. (…)

Rappelons que la semaine dernière, l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) avait accusé Fiat Chrysler d’avoir violé les lois américaines sur la pollution de l’air en dissimulant l’existence d’un logiciel installé dans 104 000 de ses véhicules aux États-Unis. Le constructeur automobile s’était empressé de démentir ces accusations, refusant du même souffle tout lien avec son rival allemand.

Dans le document consulté par Le Soleil du Groupe de Droit des Consommateurs, on peut lire que «le recours collectif allègue que le constructeur automobile a vendu des véhicules équipés d’un système d’émissions qui, pendant les conditions normales de conduite, émet des polluants au-dessus du niveau autorisé, notamment des oxydes d’azote [NOx], malgré que ses véhicules sont commercialisés comme respectueux de l’environnement».

Lire sur Le Soleil