Alexandre Shields / Le Devoir :

Le projet de pipeline Énergie Est créera peu d’emplois à long terme, n’améliorera pas la sécurité énergétique du Québec, nuira à la lutte contre les changements climatiques et n’obtiendra jamais l’acceptabilité sociale nécessaire. C’est ce que conclut la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) dans le mémoire préparé en vue des audiences du BAPE qui ont été annulées au printemps dernier. Une position qui ne fait pas l’unanimité au sein de la centrale syndicale. Le mémoire d’une vingtaine de pages obtenu par Le Devoir présente un verdict sans appel contre le projet de transport de pétrole des sables bitumineux. « Pour la FTQ, la pertinence du projet Énergie Est doit être remise en question en raison du grand nombre d’inconvénients et du peu d’avantages qu’il comporte pour le Québec », souligne l’organisation représentant 600 000 membres dans ce document achevé en avril 2016. Il devait être présenté au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, mais l’évaluation a été suspendue avant la présentation des mémoires. (…)

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Ce rejet pur et simple de la FTQ n’est pas partagé par tous les syndicats affiliés à la centrale, puisque la FTQ-Construction a appuyé à plusieurs reprises la construction du pipeline de TransCanada. Pour ce syndicat représentant 77 000 travailleurs, le projet Énergie Est serait bénéfique pour « le développement économique de plusieurs régions du Québec », en plus de créer des milliers d’emplois.

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La FTQ-Construction se dit d’accord

Alexandre Shields / Le Devoir :

Même si elle reconnaît la nécessité d’amorcer une transition énergétique, la FTQ-Construction juge qu’il faut dire oui au pipeline Énergie Est, surtout en raison des emplois qui découleront de la phase de construction, qui doit s’échelonner sur un peu plus de deux ans. Réagissant au mémoire de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) signifiant son opposition au projet de TransCanada, et dont Le Devoir faisait état mercredi, le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, a souligné jeudi que son syndicat est « dissident » de la centrale dans ce dossier. « Nous n’avons pas les mêmes attentes que les autres syndicats affiliés de la FTQ. Nous sommes dans le domaine de la construction. Et nous, en construction, notre job, c’est de faire travailler notre monde », a-t-il résumé en entrevue.

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