Alexandre Shields / Le Devoir :

Le dossier du gaz de schiste est loin d’être clos au Québec. Une douzaine d’entreprises pétrolières et gazières contrôlent toujours près 16 000 kilomètres carrés de permis d’exploration dans la vallée du Saint-Laurent, la région la plus peuplée de la province. C’est ce que révèlent les données du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles obtenues par Le Devoir. La Loi sur les hydrocarbures doit d’ailleurs confirmer pour de bon la validité de ces droits immobiliers consentis à des compagnies. À la suite de près d’une année de demandes répétées, le ministère a finalement accepté de transmettre une carte mise à jour de l’ensemble des permis d’exploration pétrolière et gazière en vigueur au Québec. Un document qui est d’ailleurs désormais disponible sur le site Web du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN). (…)

Le projet de loi 106 « concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives » prévoit d’ailleurs de permettre les opérations de fracturation au Québec, opération essentielle pour extraire le gaz de schiste. Le document qui est étudié cette semaine en commission parlementaire ne mentionne toutefois jamais le mot « fracturation ». Le gouvernement Couillard parle plutôt de « stimulation physique, chimique ou autre ». Une telle démarche nécessitera une « autorisation de complétion » de la part du gouvernement.

Lire sur Le Devoir