Guy Taillefer / Le Devoir :

Il est loin de faire tout le bruit que fait l’accord de Paris sur le climat, et pourtant le devrait, puisque le pacte environnemental conclu le week-end dernier à Kigali, au Rwanda, par près de 200 pays représente une avancée importante dans la lutte contre le réchauffement climatique en ce qu’il s’attaque de façon coercitive au fléau des hydrofluorocarbures (HFC), ces gaz utilisés comme réfrigérants dans les climatiseurs et les réfrigérateurs.

 Progrès sensible parce les HFC sont des gaz dont l’effet de serre est plusieurs milliers de fois plus grand que celui du CO2 et que l’« amendement de Kigali » est un accord contraignant, contrairement à celui de Paris. Que l’accord conclu à Kigali soit appliqué de façon responsable, ce qu’il n’est pas absurde d’espérer, et son application se trouverait à freiner de près de 0,5 °C l’augmentation des températures à l’échelle mondiale — représentant ainsi le quart du plafond de réchauffement de 2 °C convenu à Paris en décembre dernier, seuil au-delà duquel, disent les experts, l’humanité s’exposerait à des dommages climatiques irréparables.

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