Daniel-Mercier Gouin et Maurice Doyon, professeurs en agroéconomie à l’Université Laval / Le Devoir :

À l’aube d’une renégociation de l’ALENA, le système canadien de gestion de l’offre du lait et de la volaille (poulet, dinde, oeufs) se trouve à nouveau sur la sellette. Certains suggèrent son abolition, que ce soit dans l’arène politique, avec Maxime Bernier, ou dans celle des think tanks économiques, comme l’Institut économique de Montréal. Il s’agit d’un débat qui ressurgit à chaque négociation de libéralisation du commerce.

Le principal argument à l’appui de l’abolition de ce système porte sur les prix à la consommation des produits sous gestion de l’offre, plus élevés au Canada qu’aux États-Unis. Cette prémisse conduit à conclure que son abolition entraînerait logiquement une baisse des prix. Le constat sur les prix et la prémisse sont-ils fondés ?

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