La Presse Canadienne :

Des groupes doutent qu’il serve réellement à réduire les émissions GES

Québec — Plusieurs organismes environnementaux déplorent le manque de transparence du Fonds vert et réclament des changements.

Le Regroupement national des Conseils régionaux en environnement (RNCREQ) a été le premier mardi à exiger des modifications dans la gestion du Fonds vert, tandis que d’autres organisations reviendront à la charge durant la semaine, en commission parlementaire sur l’étude du projet de loi 102, qui porte notamment sur la gouvernance du Fonds vert.

En résumé, 481 millions de dollars du Fonds vert seront versés d’ici à 2020 dans des programmes du ministère des Transports, par l’entremise du Fonds des réseaux de transport terrestre (FORT), sans qu’on puisse savoir s’ils serviront réellement à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ces sommes pourraient être dépensées, par exemple, dans l’entretien des infrastructures ou le transport automobile, ou le maintien d’actifs comme des rails de métro. Et par ailleurs, il est impossible de savoir non plus la quantité d’émissions de GES que ces montants serviront à réduire précisément, a fait remarquer le directeur général des Conseils régionaux en environnement, Philippe Bourke.

« Ça devient une façon détournée pour le ministère des Transports d’utiliser le Fonds vert pour faire ses activités traditionnelles », a dénoncé M. Bourke, dans une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, après sa comparution à la commission parlementaire.

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