Denis Lapierre / ICI Radio-Canada :

Il faut remonter à 2006 pour avoir une idée du nombre de camions-citernes transportant des produits inflammables qui traversent chaque jour la réserve faunique des Laurentides, une situation qui étonne compte tenu des préoccupations entourant la circulation des produits dangereux au Québec. L’explosion d’un camion qui a fait un mort, le 20 juillet dernier sur la route 640 à Charlemagne, est d’ailleurs un rappel tragique des risques. Les chiffres de 2006, émanant d’une étude commandée par le ministère des Transports, font état de 6,3 % de véhicules lourds transportant des produits dangereux dans la réserve faunique, sur les routes 175 et 169. Par produits dangereux, on entend produits chimiques comme des acides, des bases, des produits caustiques, mais aussi des produits pétroliers comme l’essence, le diesel ou le propane. Toujours selon cette étude, près de la moitié des transports dangereux (47 %) sont constitués de produits pétroliers ce qui, conjugué aux données sur le transport lourd datant de 2015, permet d’évaluer le nombre de camions-citernes chargés d’essence ou d’un autre carburant à 42 par jour, ou 15 000 annuellement. Mais ce chiffre pourrait ne plus correspondre à la réalité parce que la situation du transport pétrolier dans la région a changé, depuis 2006. La cause principale : la décision des pétrolières de se départir de leurs stations-services. (…)

Le député de Jonquière et chef intérimaire au Parti québécois, Sylvain Gaudreault, affirme que le gouvernement libéral fait preuve de négligence dans ce dossier. Il rappelle qu’après la tragédie de Lac-Mégantic, en juillet 2013, il avait, comme ministre des Transports, mis en place un comité pour analyser toute la question du transport dangereux sur rail, mais aussi par mer et sur les routes du Québec.

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