Patricia Cloutier / Le Soleil :

(Québec) Un groupe de 10 marcheurs des quatre coins du Québec s’est envolé vendredi matin vers l’île d’Anticosti, à la découverte d’un sentier inexploré. Leur but: montrer que l’écotourisme est une voie d’avenir pour le développement de l’île. Ils ont de 16 à 56 ans et ont été recrutés par Nature Québec. Sept membres de l’équipée sont partis de l’aéroport de Québec à bord d’un avion privé, pour parcourir un sentier de 115 kilomètres, du sud au nord de l’île. Les trois autres participants les attendent déjà sur l’île. Ils espèrent que cette Grande traversée en inspirera d’autres et sera le début d’un nouveau créneau touristique. Selon eux, l’île n’a pas besoin du pétrole pour se développer. Leur randonnée est organisée alors que la compagnie Petrolia a obtenu les autorisations du gouvernement du Québec pour procéder à quelques forages exploratoires cet été. Une opération qui ne serait pas encore commencée toutefois.

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Pourquoi la Grande traversée d’Anticosti ?

L’île d’Anticosti fait présentement l’objet d’un intense débat public lié à l’exploration pétrolière. Les enjeux sont grands. Les forages avec fracturation hydraulique, qui consomment de vastes quantités d’eau, auraient un impact direct sur les rivières à saumons de l’île, dont la célèbre rivière Jupiter.  Une exploitation à large échelle bouleverserait les mieux naturels en profondeur. Le Premier ministre du Québec s’est récemment dissocié de la filière pétrolière sur Anticosti mais la menace de poursuites par Pétrolia et Corridor ressources  plane.  De son côté, la communauté d’Anticosti est ballotée et laissée à elle-même. Quel avenir pour Anticosti? Comment développer une économie durable sur l’île tout en privilégiant la conservation. Anticosti pourrait-elle devenir une destination écotouristique d’envergure, un Costa Rica du Nord?

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Début de la traversée de l’île d’Anticosti

ICI Radio-Canada :

Les randonneurs d’origines diverses souhaitent attirer l’attention sur la biodiversité et le patrimoine culturel de l’île. Une élève du secondaire, des professionnels, des adeptes de plein air et une employée de Nature Québec figurent parmi les marcheurs qui prennent part à cette randonnée. Ils s’intéressent aux enjeux environnementaux et se questionnent sur les risques d’une éventuelle exploitation pétrolière à Anticosti. Deux guides, dont une résidente de l’Île depuis 30 ans, Danièle Morin, accompagneront le groupe durant cette traversée. (…)

Le bureau touristique de l’île d’Antcosti signale par ailleurs une hausse touristique cet été. Selon le directeur général de la municipalité, Frédérick Lee, le débat sur l’exploration des hydrocarbures suscite la curiosité des touristes.

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