AFP :

LONDRES – Elles sont infiniment petites, et infiniment nocives : l’ONG Greenpeace a appelé jeudi à Londres à une interdiction au Royaume-Uni des microbilles de plastique, présentes dans nombre de cosmétiques et qui polluent les océans et intoxiquent poissons et micro-plancton. Des 5 à 12 millions de tonnes de plastique déversé chaque année dans les océans, selon Greenpeace, «ces petites billes sont probablement les plus dangereuses», estime Erik Van Sebille, océanographe à l’Imperial College de Londres.

«Plus le plastique est petit, plus il est nocif. La plupart des animaux ne vont pas avaler un sac plastique, en revanche, ils ingéreront plus facilement de petites quantité de plastique», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse organisée sur un navire de Greenpeace, l’«Esperenza», sur la Tamise à Londres. Ces billes, dont la taille peut atteindre moins de 0,1 millimètre, se retrouvent dans nombre de produits cosmétiques, à commencer par les crèmes exfoliantes et les produits de gommage, mais aussi dans des gels douche ou des dentifrices.

Lire sur Le Journal de Québec