Pierre-André Normandin / La Presse :

Les Québécois ont payé en 2015 près de 200 millions pour alimenter en électricité les quelque 35 000 personnes habitant dans les coins les plus reculés de la province, sans accès au réseau principal d’Hydro-Québec. Afin de réduire les coûts d’une facture qui augmente sans cesse, la société d’État a entrepris de convertir aux énergies vertes ses centrales au diésel. Ce qui, à terme, pourrait réduire du même coup sa principale source d’émissions de gaz à effet de serre. Christian Awashish en a assez de la centrale au diésel qui alimente en électricité son village. « Il y a beaucoup d’émissions polluantes. C’est cancérigène. C’est bruyant, on entend les moteurs gronder tout le temps. Il y a plein de côtés indésirables », déplore le chef atikamekw d’Opitciwan*, en Haute-Mauricie. Ce village fait partie de ces communautés trop éloignées du réseau principal d’Hydro-Québec pour y être raccordées. Ses 2000 habitants sont plutôt alimentés en électricité par une centrale au diésel.

Lire sur La Presse