Karl Rettino-Parazelli / Le Devoir :

Hydro-Québec a annoncé mardi une réorganisation des activités de son institut de recherche pour prioriser les innovations « les plus profitables ». Cette refonte, qui entraînera quatre mises à pied et la réaffectation de cinquante employés, illustre le manque de vision de la direction, dénonce le syndicat des chercheurs et des ingénieurs de l’institut.

L’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) subira une transformation au cours des prochains mois pour « concentrer ses efforts vers les domaines d’avenir ». En entrevue au Devoir, le président d’Hydro-Québec Innovation, équipement et services partagés, Réal Laporte, explique que les changements à venir sont nécessaires pour permettre à la société d’État de réagir rapidement aux transformations qui surviennent à travers la planète dans le domaine de l’énergie.

« On se doit de rester à l’affût pour voir les impacts que ça peut avoir, mais aussi les occasions que ça amène pour Hydro-Québec », dit-il. (…)

Le Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ, qui a pris connaissance mardi de la réorganisation à venir, se demande dans quelle direction se dirige l’institut. « Il y a plusieurs projets qui vont disparaître, mais on ne sait pas encore lesquels. Il y a un manque total de vision à l’IREQ », déplore son président, Michel Trudeau, qui constate que l’atmosphère de travail se détériore depuis un an et demi.

« Il n’y a pas de discussion entre la haute direction et les chercheurs. Ça n’a jamais été comme ça, poursuit-il. Même les gestionnaires de premier niveau ne savent pas ce qui se passe. Ça fait 30 ans que je suis à l’IREQ et je n’ai jamais vu ça. »

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