Jean-François Cliche / Le Soleil :

(Québec) ÉDITORIAL / Au pire, disait-on encore récemment, les surplus d’Hydro-Québec devaient n’être qu’un inconvénient passager qui se réglerait de lui-même à mesure que la demande québécoise en électricité augmenterait, comme elle l’a toujours fait. Mais en y mettant un brin d’esprit entrepreneurial, s’empressait-on d’ajouter, une telle manne d’énergie propre pouvait devenir une formidable occasion de développement économique. Or à la lumière des dernières prévisions d’Hydro-Québec, force est d’admettre que c’était là une lecture formidablement optimiste de la réalité.

Lundi, la société d’État a dévoilé ses prévisions de demande pour les 10 prochaines années : 113 térawatts-heure (TWh) de surplus. Une hausse marquée par rapport aux estimations précédentes, qui entrevoyaient plutôt des surplus de 75 TWh, encore que sur neuf ans seulement. L’écart s’explique en grande partie par une plus grande efficacité énergétique – logements mieux isolés, éclairage à la DEL, etc. – qui, ces derniers temps, a tempéré nos appétits énergétiques collectifs. (…)

À cet égard, il est impossible de voir ces derniers développements sans se rappeler, avec un brin de découragement, l’empressement coupable avec lequel le gouvernement avait tabletté le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques. Présidée par le physicien de l’Université de Montréal Normand Mousseau et l’ex-cadre d’Hydro-Québec Roger Lanoue, elle avait conclu que l’on devait cesser, au moins pour un temps, d’augmenter la capacité de production d’Hydro-Québec parce que les nouveaux projets (La Romaine, éolien, minicentrales, biomasse, etc.) produisent de l’électricité à 8, 10 voire 12 ¢/kWh alors que l’on peine, faute de place sur les lignes de transmission aux heures de grande consommation, à en tirer plus de 3 ¢/kWh.

Il était grand temps que le gouvernement cesse de commander de nouveaux parcs éoliens, comme il l’a fait dans sa politique énergétique dévoilée en avril dernier. Parce qu’à voir les surplus qui s’accumulent et les prix (déficitaires) que l’on obtient en échange, il devient de plus en plus difficile de voir des «occasions d’affaires» dans ces excédents d’électricité.

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Boralex investit plus de 200 millions $ dans un projet éolien

Argent :

Le producteur d’énergie renouvelable Boralex a annoncé mercredi qu’il allait débourser plus de 200 millions $ dans un projet éolien dans la région du Niagara, en Ontario. Boralex va exercer une option conclue avec Enercon Canada portant sur l’acquisition d’une participation de 25% dans le projet éolien Niagara Region Wind Farm de 230 MW, dont Enercon est le propriétaire majoritaire.

Le coût du projet s’élève à 825,5 millions $, si bien que la part de Boralex sera d’environ 206 millions $.

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