Bertrand Schepper, IRIS / Le Journal de Montréal :

Les derniers jours ont été tumultueux pour Hydro-Québec et son projet Northern Pass Transmission (NPT). Rappelons qu’Hydro-Québec se proposait d’investir 1,6 G$  afin de vendre une part de ses importants surplus à la Nouvelle-Angleterre. Cela semblait une bonne nouvelle. Pourtant, le projet avait déjà du plomb dans l’aile. Hydro-Québec semble prendre tous les risques et laisse les bénéfices aux Américains. Le tout en refusant les privilèges accordés à la population américaine à la population québécoise.

Le projet NPT est constitué d’une ligne d’électricité sous haute tension qui ferait le lien entre Sherbrooke et la Nouvelle-Angleterre. Pour ce faire, Hydro-Québec devait construire une ligne aérienne jusqu’à la frontière (p. 71) pour qu’ensuite son partenaire, l’entreprise étasunienne Eversource, enterre une ligne sur environ 100 km du côté américain, principalement au New Hampshire. La raison de cet enfouissement est que le tracé du projet, tant du côté québécois qu’américain, traverse la forêt communautaire Hereford, un territoire protégé qui enjambe la frontière. Ainsi, dans le plan d’Hydro-Québec, la ligne serait enfouie aux États-Unis, mais pas au Québec, et ce, même si la ligne traverse la même forêt protégée. Cela s’explique par le fait que contrairement au Québec, les États américains entendent préserver cette forêt.

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