La Presse Canadienne :

Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Richard Lehoux, est resté sur sa faim, jeudi, devant des aménagements proposés par le gouvernement concernant l’industrie des hydrocarbures. M. Lehoux a estimé qu’un moratoire panquébécois de cinq ans sur la fracturation hydraulique et un véritable pouvoir de soustraire des zones à l’exploitation des hydrocarbures sont nécessaires. Devant les membres de la FQM réunis en congrès, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé, jeudi, qu’il n’entrevoit pas de fracturation hydraulique dans la région des basses-terres du Saint-Laurent. M. Couillard a également évoqué la possibilité de doter les municipalités du pouvoir de soustraire certaines zones à l’industrie des hydrocarbures, ce que M. Lehoux a reçu avec prudence.

Lire sur L’actualité

Hydrocarbures : Les municipalités devront vivre avec les permis déjà accordés

Alexandre Shields / Le Devoir :

Même si elles l’ont réclamé à plusieurs reprises, les municipalités du Québec ne pourront pas bloquer les projets pétroliers et gaziers sur leur territoire si des permis d’exploration ont déjà été accordés, ce qui est le cas pour des centaines de municipalités. Et si une entreprise veut construire un pipeline ou un gazoduc sur un terrain privé en vue d’une exploitation d’hydrocarbures, elle pourra demander une expropriation de son propriétaire en cas de refus de ce dernier. Ces nouvelles dispositions importantes du projet de loi 106 ont été confirmées au Devoir par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Elles font d’ailleurs partie des quelque 80 amendements très techniques déposés jeudi par le ministre Pierre Arcand, en vue de l’adoption de la première législation sur les hydrocarbures de l’histoire du Québec.

Dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi, en août, l’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités avaient pourtant réclamé haut et fort le droit de soustraire des portions de leur territoire jugées incompatibles avec les projets d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz. Les regroupements, qui représentent au total plus de 1300 municipalités, avaient alors souligné l’importance de leur permettre de développer leurs territoires selon leurs propres schémas d’aménagement. Des schémas qui pourraient être compromis en raison de l’omniprésence des permis d’exploration dans des zones densément peuplées.

Lire sur Le Devoir

Hydrocarbures: les municipalités sur leurs gardes

Valérie Gaudreau / Le Soleil :

(Québec) Malgré l’ouverture affichée par le ministre des Ressources naturelles, les élus municipaux sont fermes : ils veulent avoir leur mot à dire sur l’exploration pétrolière et un moratoire de cinq ans sur la fracturation hydraulique. «Pas question de passer par-dessus les compétences des municipalités en matière d’aménagement du territoire et de sécurité civile», a tranché le président de la Fédération québécoise des municipalités, Richard Lehoux en ouverture du 75e congrès qui se tient jusqu’à samedi au Centre des congrès de Québec. «La FQM a demandé un moratoire de cinq ans sur les fracturations hydrauliques et nous y tenons», a poursuivi M. Lehoux, chaudement applaudi par les élus présents.

Lire sur Le Soleil