Gilles Gagné / Le Soleil :

(Carleton) La firme Tugliq et Sel Windsor discutent de la possibilité d’ériger des tours éoliennes d’une capacité de six mégawatts sur le terrain de Mines Seleine, aux Îles-de-la-Madeleine. Cette filiale de Sel Windsor veut ainsi améliorer son bilan énergétique. Le projet nécessitera le concours d’Hydro-Québec, comme acheteur d’électricité de source éolienne. Le parc éolien appartiendrait à Tugliq. Mines Seleine fournirait l’espace pour loger les éoliennes. «La compagnie a des objectifs d’amélioration de son bilan énergétique. À Mines Seleine, il y a beaucoup de vent […] Acheter de l’énergie éolienne fait partie de notre stratégie de développement durable. Pour Hydro-Québec, c’est une occasion d’acheter une énergie moins coûteuse. Pour Sel Windsor, le bénéfice ne se situe pas là [l’argent]. Étant donné que l’électricité aux Îles est produite en consommant du mazout, et que nous sommes le plus gros consommateur d’électricité de l’archipel, nous voulons utiliser une énergie plus propre», explique Jean-Baptiste Dromer, porte-parole de Sel Windsor. Les appels d’offres des derniers parcs éoliens ont débouché sur des prix de 6,3 à 6,4 ¢ par kilowatts, soit de trois à quatre fois moins cher que le coût de production de l’électricité de la centrale au mazout de l’archipel.

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