Stéphane Gagné, Collaboration spéciale / Le Devoir :

Depuis 2010, la géothermie connaît des temps difficiles attribuables à la baisse du prix du gaz naturel. Son coût élevé d’implantation n’arrive plus à concurrencer le prix du gaz. La recherche entreprise sur le sujet par les professeurs-chercheurs Philippe Pasquier et Benoît Courcelles, de l’école Polytechnique Montréal, pourrait toutefois changer la donne et relancer cette filière en abaissant son coût d’installation et en haussant son efficacité énergétique.

Pour y parvenir, ils ont conçu une unité de recherche, mobile et modulaire, dans un conteneur. Grâce à un don de 150 000 $ de l’Institut de l’énergie Trottier, ils prévoient faire plusieurs tests qui devraient permettre d’améliorer la technologie et la rendre plus accessible. De plus, le caractère mobile de l’unité permettra de tester la technologie à différents endroits et dans différentes conditions de sol.

La géothermie est une technologie, connue depuis des siècles, qui permet d’exploiter la chaleur contenue dans le sol en saison froide, et le froid en été. À l’aide d’un fluide caloporteur (liquide antigel ou eau souterraine), il est possible de chauffer les bâtiments en hiver et de les climatiser en été.

Il existe trois façons d’exploiter cette énergie gratuite. La géothermie à boucle fermée, qui utilise comme fluide caloporteur un liquide antigel ; la géothermie à boucle ouverte, qui utilise l’eau souterraine ; et la géothermie avec puits à colonne permanente. Cette dernière est aussi à boucle ouverte et utilise l’eau souterraine comme fluide caloporteur. Elle est cependant trois fois plus efficace énergiquement que la géothermie à boucle fermée, qui est la technique la plus utilisée en ce moment (90 % des installations l’utilisent).

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