Gérard Bérubé / Le Devoir :

Le tout-pétrole du prochain président des États-Unis n’est même plus une question de croyance environnementale. Toute personne se vantant d’être dotée d’un sens des affaires comprendrait que le pari du fossile ne repose pas sur un plan d’affaires crédible et viable à moyen terme. Qu’ici, profit comptable ne rime pas avec rentabilité.

Le cabinet du président désigné s’attire questionnement, sourcillement et grincement de dents. Pas étonnant de lire mercredi que cette équipe de richissimes et de pétroliers soulevait les craintes d’une chasse aux sorcières parmi les climatologues et autres spécialistes travaillant au département de l’Énergie ou encore à l’Agence de protection de l’environnement. Charbon, pétrole de schiste et pétrole bitumineux canadien vont composer un douteux mélange qui oppose un jeu comptable de courte vue à une lecture économique passéiste.

Plus rentable

Même les grands producteurs d’énergie fossile reconnaissent désormais que s’engager dans la transition énergétique transcende l’effet mode ou le marketing opportuniste visant à faire contrepoids à ces grands recours judiciaires qui se dessinent contre eux. Certes, les profits comptables resteront au rendez-vous dans ce passage vers le bas carbone que l’on souhaite irréversible. Mais choisir de se cantonner à cette dialectique entre le conventionnel et le non-conventionnel reposant sur le prix courant n’est tout simplement plus rentable.

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