Isabelle Porter / Le Devoir :

Malgré les millions reçus en subventions et en indemnisations aux résidants, la réparation n’est pas encore très tangible dans la ville, trois ans après la catastrophe qui a fait 47 morts. Certains s’impatientent quant aux délais de reconstruction du centre-ville. « Il y a le bâtiment de la MRC du Granit qui a été reconstruit, un salon de beauté qui est en train de se construire et une résidence. C’est seulement trois chantiers », déplore Robert Bellefleur de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire. En ville, l’immense site de l’explosion est en effet presque désert. M. Bellefleur souligne qu’après le drame, la Ville avait pris la décision de détruire tout ce qui restait du centre-ville, même les bâtiments qui avaient été épargnés. « On a démoli des dizaines de bâtiments en prétextant la crainte d’une contamination ultérieure, dit-il. Les gens ont perdu leurs repères identitaires. »

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