Pauline Gravel / Le Devoir :

Croire que l’on sauvera la biodiversité en conservant sur l’île norvégienne de Spitzberg toutes les semences des cultures vivrières du monde est non seulement utopique, voire inutile, mais démontre que nous n’avons pas compris que la biodiversité est un processus dynamique induit par la sélection naturelle, a défendu le réputé professeur au Museum National d’histoire naturelle de Paris, Pierre-Henri Gouyon, qui participait mercredi à un colloque sur les pratiques agriculturelles dans le cadre du congrès de l’Acfas. Pour ce chercheur, concentrer nos efforts à sauvegarder les espèces en déclin n’est pas une solution. Il faut plutôt relancer le processus dynamique qui produit de la biodiversité, en encourageant les agriculteurs à réutiliser leurs semences et à adopter une agriculture durable.

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