ICI Radio-Canada :

Le brise-glace de recherche NGCC Amundsen, associé à l’Université Laval, poursuivra ses missions de recherche scientifique en Arctique grâce à une subvention de plus de 18 millions de dollars sur 5 ans.

La somme, annoncée par le gouvernement fédéral ce matin, permettra d’exploiter et de maintenir les installations de recherche de l’Amundsen de même que de bonifier les programmes de recherche sur l’Arctique à bord du navire.

« Les investissements d’aujourd’hui permettront aux scientifiques de continuer de poser des questions, interroger les hypothèses et produire les preuves dont nous avons besoin pour préserver cet environnement fragile », a souligné la ministre fédérale des Sciences, Kirsty Duncan.

Les travaux de l’Amundsen portent sur les changements climatiques et leurs impacts dans l’Arctique. Le navire compte 22 laboratoires et regroupe des spécialistes provenant de diverses disciplines.

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18 millions $ pour la recherche à bord de l’Amundsen

Patricia Cloutier / Le Soleil :

(…) «Après 2017, il n’y avait rien d’acquis pour l’Amundsen», rappelle le directeur scientifique du navire, Louis Fortier. Souffrant de sous-financement il y a deux ans, l’équipe avait même pensé à laisser le brise-glaces à quai un an sur deux, ce qui n’est toutefois pas arrivé.

Aujourd’hui, les scientifiques qui travaillent sur l’Amundsen voient l’avenir d’un très bon oeil, car les 18 millions $ représentent «le nerf de la guerre», selon M. Fortier. Le montant couvrira 40 % des coûts d’exploitation. La différence sera payée par les utilisateurs, soit des centres de recherche nationaux et internationaux. M. Fortier pense être en mesure de bonifier son équipe technique et d’augmenter la durée de certaines missions.

En conférence de presse, M. Fortier a révélé que l’Amundsen profitait maintenant d’une très grande notoriété internationale. Une étude bibliométrique indépendante a comparé les recherches émanant de quatre grands brise-glaces (le Healy américain, le Polarstern allemand, le Oden européen et l’Amundsen canadien) et a conclu que ce sont les données recueillies par le navire canadien qui sont les plus souvent citées partout dans le monde. «On a été très agréablement surpris de voir que l’Amundsen arrivait en tête du peloton», a lancé M. Fortier.

Ayant Québec comme port d’attache, l’Amundsen sillonne l’océan Arctique chaque été depuis 2003, amassant une grande quantité d’informations sur les changements climatiques.

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