Jean-François Nadeau / Le Devoir :

Les propriétaires de la fromagerie Au gré des champs disent que l’entente Canada-UE signe l’arrêt de mort de plusieurs artisans

« Vous voulez en voir des campagnes où il n’y a plus rien ? Les petites fermes comme nous, avec une trentaine de vaches, il y en a déjà beaucoup d’abandonnées. Et il va y en avoir encore plus ! »

Les fromagers Daniel Gosselin et Suzanne Dufresne en ont contre l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe. « Les gens ne réalisent pas ce que ça veut dire, ces 17 700 tonnes de fromages européens qui vont pouvoir être vendues ici ! C’est simple : c’est comme si 1000 fromagers de notre taille ouvraient tous d’un coup au Québec ? »

Combien y a-t-il de fromageries québécoises de la taille d’Au gré des champs, leur fromagerie installée non loin du mont Saint-Grégoire ? « Une soixantaine… »

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Ottawa promet de l’aide, mais les détails attendront

François Desjardins / Le Devoir :

Pas de chiffres encore, mais cela viendra : le gouvernement Trudeau « travaille fort »sur un programme d’indemnisation pour aider les secteurs qui seront touchés négativement par l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Europe, mais les producteurs de lait insistent sur l’urgence de la situation.

Au lendemain de la signature de l’accord de libre-échange Canada-UE à Bruxelles, les producteurs de lait ignorent toujours dans quelle mesure le gouvernement fédéral est prêt à les soutenir pour contrebalancer l’arrivée de 17 700 tonnes de fromages supplémentaires, dont 16 000 tonnes de fromages fins.

« Nous comprenons l’importance de soutenir les secteurs qui seront affectés par l’AECG. Mes collègues le ministre MacAulay et le ministre LeBlanc sont en train de finaliser les programmes », a déclaré la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, lors d’une conférence de presse à Ottawa.

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Une compensation promise aux producteurs laitiers

La Presse Canadienne :

(…) Selon les estimations des Producteurs de lait du Québec, l’entrée en vigueur de l’AECG entraînera des pertes annuelles permanentes de 300 millions $ pour l’industrie laitière et fromagère à l’échelle du Canada.

Le porte-parole du regroupement, François Dumontier, s’est dit impatient de prendre connaissance des détails du plan de dédommagement que le gouvernement est en train de ficeler.

«Je donnerais quand même le signal que le plus tôt sera le mieux pour une annonce», a-t-il offert en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, qualifiant tout de même la promesse formulée lundi par Chrystia Freeland d’«un peu rassurante».

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