La Presse Canadienne :

Les grandes marées qui ont emporté mercredi ce qui restait de la Promenade de Percé sont la goutte, ou plutôt la vague, qui a fait déborder le vase du député péquiste de la circonscription de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

«Percé, ce n’est pas beau à voir aujourd’hui», a déclaré jeudi le député en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne alors qu’il se trouvait sur place.

«Ce n’est plus un phénomène d’érosion: c’est Beyrouth», a-t-il imagé.

M. Lelièvre réclame du ministre responsable de la région, Sébastien Proulx, la création d’une cellule de crise interministérielle pour s’attaquer aux problèmes d’érosion qui menacent non seulement l’industrie touristique, mais aussi la santé et la sécurité des citoyens de la péninsule gaspésienne.

Lire sur La Presse Canadienne

Sébastien Proulx dit non à une cellule de crise pour gérer l’érosion en Gaspésie

Joane Bérubé / ICI Radio-Canada :

Le ministre responsable de la région, Sébastien Proulx, ne voit pas la nécessité de créer une cellule de crise pour gérer la question de l’érosion des berges en Gaspésie, comme le lui demande le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

De passage à Chandler, jeudi, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de la Famille et responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a rappelé que plusieurs personnes travaillent déjà sur le dossier. « Aujourd’hui et depuis déjà plusieurs jours, il y a des rencontres, il y a du travail, il y a des analyses et de la sécurisation effectuée dans les différents milieux touchés par la tempête du 31 décembre et celle d’hier. »

Le gouvernement, relève le ministre, a aussi dégagé rapidement les sommes nécessaires après la tempête du 30 décembre, par un arrêt ministériel qui a été signé dès le 31 décembre.

Lire sur Le Soleil

La Gaspésie y goûte encore

Thierry Haroun / Le Journal de Québec :

PERCÉ | Des dizaines de maisons endommagées, des commerces détruits, des citoyens et élus catastrophés de même que des rails tordus, tout cela en moins de deux semaines. La météo n’épargne pas la Gaspésie en ce début d’année.

Une première tempête avait causé de lourds dommages à la côte le 30 décembre. Mercredi, les forts vents combinés aux grandes marées ont à nouveau causé beaucoup d’érosion aux berges. Le nombre de fois où ce type de situation se produit dans les dernières années a augmenté, ce qui inquiète les élus locaux.

La ville la plus touchée par les récentes tempêtes est certainement Chandler alors qu’une quarantaine de résidences ont été abîmées et que deux terrains ont carrément disparu. Des infrastructures de chemin de fer ont également été détruites.

«Les changements climatiques se font de plus en plus sentir sur notre territoire», a dit la mairesse de l’endroit, Louisette Langlois. À ce jour, l’opération nettoyage a coûté 7500 $ à la Ville de Chandler.

Le Havre : Intempéries : pas de cellule de crise pour le ministre Proulx