Thomas Deshaies / L’Écho Abitibien :

On en connaît trop peu sur la santé de nos cours d’eau. C’est l’un des principaux constats posés par l’Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie (OBVAJ) dans son Plan directeur de l’eau qui a été approuvé par le gouvernement du Québec en décembre dernier.

Seulement quelques dizaines de cours d’eau situés sur le territoire de 43 000 kilomètres couvert par l’OBVAJ ont été concernés par des études. La plupart des données auraient été recueillies par des organismes citoyens composés de bénévoles. «Nous avons donc très peu de données pour avoir un portrait global de la santé des bassins versants», explique la directrice par intérim de l’OBVAJ, Geneviève Mongeau. Un constat qui est notamment partagé par le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue.

Plusieurs entreprises fourniraient toutefois des informations à l’organisme quant à leurs impacts sur les cours d’eau, mais ce serait insuffisant. «Au niveau de l’industrie minière par exemple, les rejets sont tous soumis à une réglementation, mais on n’a pas d’analyse sur les effets cumulatifs sur un même bassin versant», explique Mme Mongeau.

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Un financement nettement insuffisant, selon l’OBVAJ

Thomas Deshaies / L’Écho Abitibien :

L’organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie (OBVAJ) estime que le financement accordé par le gouvernement du Québec est insuffisant, en comparaison avec le mandat ambitieux qui lui est confié.

«Le financement de base est très faible, déplore Mme Mongeau. On reçoit 125 500 $ pour soutenir deux employés et un stagiaire». Le même montant est octroyé à l’ensemble des organismes de bassin versant du Québec.

Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) avait dénoncé en mars dernier l’annulation du crédit de 770 000 $ par Québec pour le programme de sensibilisation aux algues bleu-vert. «Pour les OBV, l’abolition du programme Opération Bleu-Vert signifie qu’ils auront encore plus de difficulté à assurer le mandat qui leur est confié par le gouvernement et qu’ils remplissent déjà avec peu de moyen», avait affirmé Daniel Desgagné, président du ROBVQ, par voie de communiqué.

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Reprise des projets de protection des plans d’eau

L’Information du Nord :

L’Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (OBV RPNS) poursuit cette année ses projets de protection des plans d’eau des Laurentides et de l’Outaouais.

En 2017, l’équipe travaillera notamment sur le projet de caractérisation des bandes riveraines, dans lequel des agents en environnement visitent des propriétés riveraines, évaluent la qualité des bandes riveraines et offrent des conseils aux propriétaires dans le cas où la revégétalisation de la rive serait nécessaire. Le rapport constitue un outil pour faire le portrait des bandes riveraines pour la municipalité.

Le projet Inspection visuelle des installations septiques offre une aide complémentaire au travail des municipalités concernant l’application du règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r.22). Un agent rencontre les propriétaires et recueille des informations sur l’installation septique, en fait une inspection visuelle et, au besoin, offre des documents d’informations et des conseils pour aider les propriétaires à se conformer au règlement. Le rapport remis à la municipalité comporte une base de données sur chaque propriété visitée accompagnée de photos.

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