Thomas Mulcair, chef du NDP / Opinion, La Presse :

En réaction à l’éditorial de François Cardinal, « Déplaisant… mais pragmatique ».

François Cardinal est d’avis qu’on peut faire confiance aux libéraux en matière de changements climatiques. Il pense qu’on devrait dire oui à de nouveaux oléoducs et ensuite on pourra avoir un plan pour réduire les gaz à effet de serre. Le passé étant garant de l’avenir, regardons le bilan des libéraux en la matière pour en juger.

La dernière fois que les libéraux étaient au pouvoir, de 1993 à 2006, ils ont réussi une prouesse : ils ont signé le protocole de Kyoto ET simultanément fait augmenter massivement les gaz à effet de serre (GES) produits par le Canada.

Qu’à cela ne tienne, ils ont sorti une solution miracle de leur chapeau et annoncé un programme : Le défi d’une tonne. Puisqu’ils avaient raté leurs cibles d’environ 40 millions de tonnes, il suffisait que chaque Canadien réduise sa propre production d’une tonne et « l’affaire était ketchup ». Du cynisme politique à l’état pur.

Lorsque les libéraux ont perdu le pouvoir, l’ancien chef de cabinet de Jean Chrétien a été plus candide. Il a en effet admis que le gouvernement libéral Chrétien-Martin n’avait jamais pu atteindre ses objectifs pourtant clairs de Kyoto pour la simple et bonne raison que le Canada n’avait aucun plan et que la signature du Protocole était simplement pour « galvaniser l’opinion publique ».

CQFD : pour les libéraux la signature de Kyoto n’était qu’un exercice de relations publiques.

Ce qui explique sans doute pourquoi, avec les libéraux, le Canada a affiché l’un des pires bilans d’augmentation de GES de tous les signataires de Kyoto.

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