Alexandre Shields / Le Devoir :

En confirmant cette semaine la présence de la carpe asiatique dans les eaux du Saint-Laurent, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a admis que le Québec est désormais directement exposé à une nouvelle espèce envahissante qui pourrait causer des dégâts d’une ampleur sans précédent dans les écosystèmes de nos cours d’eau. Or, pour le moment, aucune mesure mise en place en Amérique du Nord n’est venue à bout de cette menace.

La première sonnette d’alarme publique est survenue un peu par hasard, en mai 2016. Il y a donc moins d’un an. Un pêcheur a alors capturé accidentellement une imposante carpe de roseau mesurant plus d’un mètre et pesant plus de 60 livres. Un poisson de grande taille, donc, mais qui constitue la norme pour l’espèce.

Si tout portait alors à croire qu’il pouvait s’agir d’un spécimen solitaire et explorateur, selon le MFFP, une équipe de biologistes travaillait déjà à l’élaboration des premières phases d’un plan de lutte contre la carpe asiatique. C’est d’ailleurs cette équipe qui a mené la campagne d’échantillonnage visant à détecter la présence de carpes asiatiques par analyse d’ADN environnemental, une technique particulièrement sensible et efficace pour détecter la présence des espèces envahissantes, même en faible abondance.

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