Elizabeth McSheffrey / National Observer, traduction écoQuébec Info :

Le gouvernement ontarien critique vertement la validité d’un rapport de l’Institut Fraser selon lequel l’élimination progressive des centrales au charbon à travers la province aurait entraîné que de « petites améliorations » de la qualité de l’air à Ottawa, Hamilton et Toronto.

Les scientifiques du ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique considèrent que les modèles utilisés par le « think tank » de droite sont « trop simplistes » et trop « scientifiquement et méthodiquement erronés » pour soutenir les conclusions du rapport publié en janvier.

Des scientifiques non gouvernementaux appuient les critiques du gouvernement ontarien. Bruce Lourie, président de la Fondation Ivey, a dénoncé « un autre rapport pauvrement rédigé qui vise à attaquer toute personne qui essaie de rendre l’environnement plus sain pour les Canadiens. »

Le rapport a analysé les données de trois villes ontariennes entre 2002 et 2014 (les centrales au charbon ont été progressivement éliminées entre 2005 et 2014) et a utilisé des modèles statistiques pour déterminer qu’en général, la réduction des contaminants atmosphériques associés au déclin de l’utilisation du charbon était « statistiquement non significative ».

Les chercheurs du gouvernement ontarien affirment toutefois que l’Institut Fraser a omis des variables clés de la contamination de l’air, qu’ils ont utilisé des méthodes analytiques inappropriées et qu’ils ne passeraient pas un processus d’examen par les pairs.

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