Sophie Suraniti / Le Devoir :

Permettre aux gens de s’approvisionner en fruits et légumes frais et en produits de qualité ? Il y en a qui y pensent !

En région, manger local-international-frais-varié à longueur d’année, est-ce possible ? Toutes les régions se valent-elles du point de vue de l’offre alimentaire ? Cap sur l’Estrie, où deux formules d’approvisionnement, un modèle privé versus un modèle coopératif, travaillent dans le même sens : nourrir les gens du coin et des environs. « Nourrir » à plusieurs niveaux…

À Sainte-Anne-de-la-Rochelle, une bourgade de 500 habitants, Danaé Tessier, fils de l’épicier général, troisième d’une fratrie de sept, a entrepris un virage Web depuis deux ans pour littéralement rafraîchir l’offre alimentaire du Marchand général chez Duff. Comment ? En livrant des fruits et des légumes frais que ses clients lui ont commandés le samedi ou le dimanche sur le site Internet Chez Duff (chezduff.ca). Ainsi, chaque lundi, Danaé file aux aurores avec son père Michel vers le Marché central à Montréal.

Le jeune épicier de 27 ans ne fait pas que des allers-retours pour garnir les comptoirs du commerce familial et une cinquantaine de paniers. Il a aussi développé parallèlement un réseau de fournisseurs locaux qui livrent sur place : des réguliers, comme le producteur de pousses, et des irréguliers (selon le calendrier des récoltes). Une lectrice nous a confié qu’en septembre dernier, Danaé avait de magnifiques poires provenant d’un verger voisin… Baccalauréat en comptabilité et MBA en poche, la quatrième génération d’épiciers reprend donc le flambeau avec une touche Web 2.0 et une visée « fraîcheur » !

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