Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Les statistiques ne mentent pas. Depuis une quinzaine d’années, les jeunes de 18 à 35 ans changent peu à peu leurs habitudes en matière de transport. Moins portée vers la voiture que ses prédécesseurs, cette génération retarde de plus en plus l’achat d’un véhicule, quand elle ne boude pas carrément le permis de conduire. Mais alors qu’on pourrait croire que ces choix sont faits par souci environnemental, ils seraient plutôt motivés par des considérations économiques et pratico-pratiques.

Josianne Barrette a grandi à Fabreville, en bordure de la rivière des Mille Îles à Laval, sur la couronne nord de Montréal. Enfant des banlieues, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 26 ans, n’a jamais ressenti le besoin de passer son permis de conduire ni celui de posséder une voiture. « Je me suis toujours débrouillée avec les services de transport en commun, explique celle qui ne compte d’ailleurs pas remédier à la situation de sitôt. Et, sincèrement, je ne me suis jamais sentie limitée dans mes déplacements, bien au contraire. J’ai fait des choix en conséquence : j’habite à distance de marche du métro Montmorency, d’une épicerie et d’une pharmacie. »

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