Denis Dufresne / La Tribune :

(Sherbrooke) ÉDITORIAL / Il est difficile de s’y retrouver dans le débat sur le projet de loi 106 sur la Politique énergétique 2030, particulièrement en ce qui a trait à la loi sur les hydrocarbures qui encadrera le développement et la mise en valeur des hydrocarbures alors que, paradoxalement, le gouvernement Couillard cible une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 pour cent d’ici 2030.

Lors d’un discours devant la Chambre de commerce de Sherbrooke, hier, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a rappelé que la Politique énergétique du Québec, axée sur une diminution de 40 pour cent de la consommation d’énergies fossiles et le développement des énergies vertes, permettra de réaliser une transition énergétique d’ici 15 ans.

Un objectif louable.

Toutefois, il apparaît contradictoire de vouloir diminuer les émissions de GES de la province tout en étant ouvert au développement de l’industrie pétrolière et gazière, dont les rejets dans l’atmosphère sont une des causes du réchauffement climatique.

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