La Presse canadienne :

L’Office national de l’énergie (ONÉ) veut conserver les évaluations environnementales des projets d’oléoducs et de gazoducs. C’est ce que demande l’organisme dans un document de 20 pages soumis au comité d’experts chargé de faire des recommandations pour le moderniser.

Il souligne les liens qui existent entre les évaluations environnementales et la surveillance réglementaire qu’il doit effectuer. « Le retrait des évaluations environnementales des autres fonctions de l’ONÉ aurait un impact sur l’efficacité de son système intégré et souple », écrit l’organisme.

Le document rédigé en anglais est daté du 31 mars, soit le dernier jour pour soumettre des commentaires au comité d’experts. Il a été publié sur le site du comité quelques jours avant le congé de Pâques.

L’ONÉ fait 25 recommandations, dont celle de clarifier son mandat et d’assouplir les règles de participation des citoyens.

Trop peu, trop tard, selon le porte-parole de Greenpeace Canada, Patrick Bonin. « L’organisme a échoué lamentablement à évaluer de manière objective les projets de pipelines, à donner confiance aux gens, a-t-il affirmé. Il faut remettre à un organisme beaucoup plus crédible comme l’Agence canadienne d’évaluation environnementale le devoir de consulter les populations au centre de ces projets-là. »

(…)

L’organisme gouvernemental, dont le siège est situé à Calgary, est perçu comme étant trop près de l’industrie pétrolière. Une perception renforcée par les agissements de certains de ses commissaires et par le fait que ses membres permanents doivent habiter dans la région de Calgary pour pouvoir être nommés.

Trois commissaires chargés d’étudier le projet Énergie Est avaient dû se récuser en septembre 2016 après que le site d’information National Observer eut révélé l’existence d’une rencontre qu’ils avaient eue avec Jean Charest en janvier 2015. M. Charest était alors consultant pour TransCanada, le promoteur d’Énergie Est.

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