Davie Rémillard / Le Soleil :

(Québec) Au-delà des analyses et des données sur la circulation, l’opinion publique pèse tout aussi lourd dans le débat sur le troisième lien. Selon un politologue, les partisans du nouvel axe routier ont de quoi faire frémir les politiciens. «Les partis ou les candidats qui ne vont pas satisfaire leur désir vont payer le prix», soutient Jean Mercier, professeur associé à l’Université Laval.

Membre du Centre de recherche en aménagement et en développement (CRAD), M. Mercier qualifie les militants du troisième lien de «groupe compact» et les croit déterminés. «Les intérêts sont très précis et tangibles. […] C’est un groupe qui tient beaucoup à ses objectifs», a-t-il expliqué en entrevue au Soleil.

Selon le professeur associé au Département de sciences politiques, cette volonté fait d’eux une véritable influence sur les décideurs. «C’est pour ça qu’ils font peur aux élus.» M. Mercier n’est donc pas surpris de voir plusieurs membres de la classe politique, tous paliers confondus, prendre une position favorable ou prudente au sujet du troisième lien. «C’est difficile de dire qu’on est contre.»

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