François Desjardins / Le Devoir :

Alors que Gaz Métro se préoccupe de l’impact que les mesures de Transition énergétique Québec (TEQ) pourraient avoir sur les tarifs de ses clients, l’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au gouvernement Couillard d’interdire le développement des hydrocarbures dans la zone agricole permanente. Les élus de l’Assemblée nationale ont procédé mercredi à la deuxième de quatre journées de consultations sur le projet de loi 106, qui porte à la fois sur la stratégie liée aux objectifs énergétiques de 2030 et sur l’encadrement de l’exploitation des hydrocarbures. Encore une fois, des groupes ont demandé au gouvernement de scinder le projet en deux afin d’étudier davantage le deuxième volet. « Le projet sur les hydrocarbures est vraiment inquiétant pour les producteurs agricoles », a dit le premier vice-président de l’UPA, Pierre Lemieux. « La cohabitation n’est pas évidente », a-t-il ajouté en invoquant des risques multiples, notamment pour l’eau et le bétail. « Il y a aussi une cohabitation sur le plan du bruit. C’est dérangeant pour les humains et les animaux en élevage. » L’UPA, qui dit vouloir protéger le« garde-manger québécois », a fait valoir que les terres agricoles ne représentent que 4 % du territoire mais que la moitié est déjà « hypothéquée » : étalement urbain, aqueducs, captage d’eau souterraine, transport d’électricité, etc. Le regroupement des agriculteurs a aussi soulevé ce qu’il perçoit comme un enjeu majeur, soit la possibilité que des producteurs éventuels puissent avoir recours àl’expropriation.

Lire sur Le Devoir