Annie Morin / Le Soleil :

(Québec) Les terrains de Rabaska promis au Port de Québec doivent réintégrer la zone agricole, affirme l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui s’appuie sur un document signé par le promoteur en 2013.

L’UPA n’a jamais fait son deuil des 271,7 hectares de terres agricoles dézonées par décret en 2007. Voyant que le terminal méthanier tardait à se concrétiser, en 2013, le syndicat agricole a négocié un addendum au protocole d’entente conclu six ans plus tôt avec Rabaska pour la location des terres.

«Dans l’éventualité où Rabaska décidait de ne pas donner suite à son projet de construire un port méthanier sur les lots visés, elle s’engage à réaliser, conjointement avec le Syndicat de l’UPA de Kennedy, une démarche auprès du gouvernement du Québec visant l’adoption d’un décret ayant pour effet de réinclure en zone agricole les lots», peut-on y lire.

«Dans cette démarche, les parties prendront en considération la position qui pourrait être exprimée par des intervenants locaux, dont notamment la Ville de Lévis», précise le texte.

Paul Doyon, président de l’UPA de Chaudière-Appalaches, s’est dit «déçu» jeudi que son partenaire «ne respecte par l’esprit de l’addendum». «On était convaincus que Rabaska allait travailler un jour à remettre les terres non utilisées en zone verte», a-t-il confié.

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Le Port achète Rabaska

Simon Boivin / Le Soleil :

(Québec) Le Port de Québec a signé une option d’achat sur les terrains de Rabaska, dans l’est de Lévis, afin de pouvoir y développer des projets. Une acquisition qui doublera sa superficie.

Le président-directeur général du Port, Mario Girard, a déjà dit qu’il se sentait à l’étroit sur la rive nord, où les possibilités d’expansion sont inexistantes. Son intérêt pour les terrains à la limite de Beaumont, où devait s’établir un port méthanier, ne date pas d’hier. Et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, n’a jamais caché son attrait pour le potentiel industrialo-portuaire de la zone.

L’Administration portuaire de Québec (APQ) s’est entendue la semaine dernière avec le président de Rabaska, André L’Écuyer, sur une option d’achat pour le terrain. Le port a cinq ans pour se porter définitivement acquéreur de l’endroit.

(…)

Pas de pétrole pour «au moins cinq ans»
Le contrat entre le Port de Québec et Rabaska interdit tout démarchage pour un projet pétrolier pendant une période de cinq ans, que l’option d’achat soit exercée ou non. «On a choisi d’éliminer l’option pétrole, compte tenu des sensibilités, pour au moins cinq ans. Même si on doit faire de la prospection, on ne s’en va pas dans ce sens-là», assure le président-directeur général de l’APQ, Mario Girard. «Ce n’est pas une option qui est éliminée à jamais. On ne sait pas ce qui va arriver dans 50 ans. Encore une fois les technologies, les changements, les bateaux, je ne le sais pas. Je ne peux pas éliminer une option comme ça, mais les cinq premières années, la durée de l’option, on ne va pas dans cette direction-là», insiste-t-il. «On ne veut pas lancer de débat», résume André L’Écuyer, président de Rabaska, conscient que la population est frileuse par rapport aux hydrocarbures.

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Le Journal de Québec : Le port de Québec s’entend sur une option d’achat pour les terrains de Rabaska

La Presse : Les lois environnementales du Québec s’appliqueront au Port, dit Heurtel

Communiqué : Rabaska signe une entente avec le Port de Québec

Ajout :

La Terre de chez nous : L’expropriation persiste malgré l’échec de Rabaska