Marc Durand, Doct-ing en géologie appliquée et géotechnique / Rochemere.blogspot.ca :

Les faussetés devenues des « faits alternatifs » se multiplient depuis l’arrivé de Trump répète-t-on souvent. Elles bénéficient largement dans bien des cas de l’effet levier des médias qui les relaient sans l’examen critique sérieux qui serait de mise.

Les milliards de dollars d’un incroyable gisement de pétrole à Anticosti constituent un bel exemple de fausseté présente comme un fait réel par les médias. Cette affaire qui est bien de chez nous, n’a rien à voir avec le phénomène Trump, car elle le précède.

Les promoteurs ont bien joué leurs cartes et le gouvernement a été roulé dans la farine ; c’est très facile de berner quelqu’un qui ne demande que ça de se laisser séduire par des fausses promesses. Plus le mensonge est gros, plus il fait la manchette et plus il a de chances de s’implanter comme fait alternatif.

Ainsi a-t-on vécu depuis 2011 une l’interminable suite d’articles de journaux traitant du pétrole d’Anticosti. À chaque occasion on reprenait les nombres faramineux à l’origine du psycho-drame : 43 milliards de barils ! 45 milliards de dollars de profits !  Certains, vites en calcul, se sont même avancés à se dire : « Mais non, c’est plus que ça ! à 100$ /baril, il faut compter plus de 400 milliards de dollars  même avec seulement 10% du pactole.» « Le Québec n’a pas les moyens de se priver de cette manne ». Un beau très gros mensonge devenu une « vérité » à force d’avoir été relayé des centaines de fois.

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