Fannie Olivier / ICI Radio-Canada :

Ce n’est pas seulement Philippe Couillard qui a dû pousser un soupir de déception en voyant les résultats de la dernière vente aux enchères du marché du carbone québécois : Justin Trudeau avait tout autant raison d’être mécontent.

La tarification du carbone est la pierre angulaire de la stratégie environnementale du gouvernement fédéral. Quand le Québec, censé être le bon élève dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES) au pays, semble peiner dans ce dossier, Ottawa a nécessairement des sueurs froides.

Le gouvernement du Québec a publié la semaine dernière les résultats de la plus récente vente aux enchères des unités d’émission de GES : moins de 18 % de ces droits ont été achetés. Ce n’est pas la première fois que les entreprises boudent ainsi le marché conjoint Québec-Californie. À l’exception des enchères de novembre 2016, qui avaient connu un certain rebond, celles d’août et de mai avaient été tout aussi décevantes.

La situation est d’autant plus préoccupante que l’Ontario, qui a lancé en janvier son marché du carbone, doit se joindre à celui du Québec et de la Californie l’an prochain. Plus de la moitié de la population canadienne se trouvera ainsi sous un système dont on attend encore de voir s’il portera ses fruits.

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