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Les compagnies américaines ne sont pas au diapason du gouvernement Trump en matière de lutte aux changements climatiques. En fait, même les compagnies du secteur de l’énergie sont beaucoup plus nombreuses qu’il y a quelques années à réclamer des mesures plus fortes, et à recommander à leur président qu’il ne se désengage pas de l’Accord de Paris sur le climat.

« Le consensus de l’Amérique corporative est le plus large en une décennie », résume la chroniqueuse « Énergie et environnement » Amy Harder. Elle fait référence à 2007, année où une coalition appelée Climate Action Partnership s’était formée pour convaincre les élus de Washington à légiférer sur la réduction des gaz à effet de serre. La coalition s’était dissoute d’elle-même lorsque le projet de loi était mort au feuilleton.

Aujourd’hui, on retrouve dans cette coalition informelle des compagnies pour qui c’est une question d’image : Pepsi et Starbucks par exemple, font face à des consommateurs préoccupés d’environnement, et peuvent se permettre d’adopter des politiques de réduction des gaz à effet de serre.

Mais on retrouve aussi des compagnies de l’énergie pour qui s’engager dans la lutte au climat est devenu une décision économique : les géants du charbon, pour qui leur produit n’est plus compétitif aux États-Unis face au gaz de schiste. Et même les compagnies gazières et pétrolières, qui ont pris leurs distances des mouvements climatosceptiques ces dernières années — comme Exxon — ou qui se désengagent des sables bitumineux, comme Shell l’annonçait le mois dernier.

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C’est aussi ce que constate une journaliste de l’agence Bloomberg : « un improbable lobby » du charbon et du pétrole semble être en train de travailler à convaincre Trump de ne pas quitter l’Accord de Paris.

À l’intérieur même de la Maison-Blanche, des factions s’opposent à ce sujet, selon le New York Times. « Nous ne croyons pas que le gouvernement Trump planifie son retrait de l’Accord de Paris », déclarait lundi l’analyste d’une firme de consultants en énergie basée à Washington. « Voici pourquoi Trump ne rejettera pas l’Accord de Paris », concluait Buzzfeed mardi.

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