Ariane Desrochers / La Terre de chez nous :

Lorsqu’on lui a annoncé qu’il allait recevoir le prix honoris causa au Gala Cérès du Salon de l’agriculture, le 18 janvier, le président de la Meunerie Milanaise et des Moulins de Soulanges, Robert Beauchemin, a été particulièrement étonné.

« Dans le secteur bio, on n’est pas habitués à recevoir des affaires! » souligne-t-il en riant. Survol des jalons ayant façonné la feuille de route de celui qui se qualifie lui-même d’illuminé.

1976 : La culture du blé à Milan

C’est au retour de l’Afrique, où il avait appris à analyser les cycles de la nature, que l’ingénieur de formation et sa conjointe Lily Vallières se sont lancés dans la culture du blé à Milan, en Estrie. À l’époque, le terme « bio » n’existait pas encore. « Agriculture naturelle, agriculture écologique… On cherchait à inventer des mots parce qu’on n’en avait pas pour définir un principe qu’on essayait de comprendre. Moi, je restais à l’affût de tout ça étant donné la curiosité qui m’animait. On ne pratiquait pas une agriculture biologique, normée, codée, avec 900 pages de sous-règlements », raconte ce précurseur. Quarante ans plus tard, il admet que la réglementation était un passage obligé pour l’agriculture biologique, mais il souhaite qu’elle converge maintenant vers une agriculture 3.0 « où on essaiera de comprendre avant de faire des gestes ».

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