Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Retards répétés, trajets interminables et horaires décalés, le transport collectif « traditionnel » peine à répondre aux besoins des résidants des banlieues et autres quartiers excentrés. Sans solutions de rechange intéressantes, ces derniers se rabattent bien souvent sur l’automobile pour effectuer leurs déplacements quotidiens. Et si le « micro-transit », ce transport collectif plus flexible et, surtout, à plus petite échelle, était une piste de solution ? En misant sur un transport collectif plus flexible dans certains secteurs, les villes de Montréal et de Toronto pourraient faire d’importants gains en matière de transfert modal et, par le fait même, de réduction de gaz à effet de serre. C’est ce que nous apprend une toute nouvelle étude, dont Le Devoir a obtenu copie, sur le potentiel du « micro-transit » dans ces deux régions métropolitaines. (…)

Lancée il y a environ un an par la Coop Carbone, une coopérative dont l’objectif est de générer des projets pour réduire les émissions de GES au Québec, et par le Toronto Atmospheric Fund, la recherche, dont les résultats doivent être rendus publics mardi, vise d’abord à mettre en lumière le potentiel de cette mobilité de petite échelle. « On ne prétend pas détenir la vérité, dit Bertrand Fouss, directeur stratégie et innovation de la Coop Carbone. Ce qu’on voulait faire avec cette étude, c’est révéler les avenues que pourrait offrir ce transport collectif flexible et, surtout, lancer une discussion autour des enjeux qui viennent avec lui. »

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