Karel Mayrand – Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki et membre du comité-conseil sur le climat du gouvernement du Québec / Opinion, Le Devoir :

La scène est surréaliste. Le 7 avril 2016, le gouvernement du Québec lance sa nouvelle politique énergétique qui prévoit une réduction de 37,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de 40 % de la consommation de pétrole du Québec. Sont présents le premier ministre, le ministre de l’Énergie, le ministre de l’Environnement, le ministre des Affaires autochtones et la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. Le ministre des Transports (responsables de 43 % des émissions de GES et de 75 % de la consommation de pétrole du Québec) est absent. Cette absence est le symptôme d’un malaise profond qui afflige nos transports. On a beaucoup parlé du ministère des Transports au printemps dernier en raison notamment de l’opacité de sa gestion, d’allégations d’intimidation en son sein et de la proximité des firmes de génie-conseil qui détiennent des adresses de courriel et ont accès aux dossiers du ministère. Cet épisode s’est terminé par la démission d’une sous-ministre.

Lire sur Le Devoir

Une politique réclamée

Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Le regroupement Transit affirme que, sans financement adéquat, la qualité des services ira en diminuant

Des autobus bondés, un parc automobile qui croît deux fois plus vite que la population et une baisse d’achalandage du transport collectif dans plusieurs villes québécoises : sans financement adéquat, les services de transport en commun continueront de se dégrader, préviennent les représentants de l’Alliance pour le financement des transports collectifs Transit, qui réclament du nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard, une politique de mobilité durable. Le Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec a beau être ambitieux, il ne réglera pas le problème du transport en commun au Québec, croit Transit. « Pendant que tous les projecteurs sont tournés vers ce grand projet, qui est certes prometteur, on ne s’occupe pas de la très vaste majorité des usagers des transports collectifs au Québec. On ne s’en occupe pas depuis cinq ans », a déploré Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, lors d’une conférence de presse jeudi.

Lire sur Le Devoir

Transports en commun: des voix s’élèvent contre l’absence de plan provincial

Bruno Bisson / La Presse :

Au moment où Montréal et Québec étouffent sous les embouteillages et que l’achalandage de leurs réseaux de métro et d’autobus est en régression, le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Laurent Lessard, n’a pas l’intention de proposer une nouvelle politique provinciale des transports en commun dans un avenir rapproché. Selon la coordonnatrice aux communications du cabinet du ministre Lessard, Jacinthe Girard, « il n’y a pas présentement de politique des transports en commun sur la table » et le Ministère gère les dossiers réclamant son attention « au cas par cas ».

Lire sur La Presse

Des résidents des quatre coins du Québec réclament un meilleur transport collectif

Huffington Post :

En pleine rentrée scolaire, le collectif craint que le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) piloté par la Caisse de dépôt et de placement du Québec n’ait qu’un impact négligeable à l’échelle du Québec.

«Le REM ne changera rien, ni en Gaspésie, ni à Québec, ni sur la ligne orange du métro de Montréal »
— Philippe Cousineau Morin, coordonnateur aux affaires publiques à Transport 2000 Québec

Lire sur le Huffington Post

Train électrique: aucun impact pour la majorité des Québécois

 Agence QMI :

(…) «Avec le Réseau électrique métropolitain (REM), on a un projet prometteur certes, mais c’est l’arbre qui cache la forêt, pendant ce temps rien ne se fait pour le million d’usagers du transport collectif du Québec», a souligné Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville et porte-parole de TRANSIT, l’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec. En conférence de presse jeudi, le groupe a dénoncé l’inaction du ministère des Transports (MTQ) soulignant que depuis 2011, une politique en mobilité durable se fait attendre. «Depuis cinq ans, il n’y a pas eu d’avancées majeures en augmentation d’offre de service, ce qui a entraîné une dégradation du service, a ajouté M. Savard. Le dossier d’Uber étant réglé, il est maintenant temps pour le nouveau ministre (Laurent) Lessard, d’arrêter de se cacher derrière le REM et d’améliorer la situation pour le million d’usagers quotidiens du transport collectif au Québec.»

Lire sur TVA Nouvelles