Isabelle Damphousse / ICI Radio-Canada :

La MRC de La Mitis veut collaborer à un projet pilote avec le consortium scientifique Ouranos pour venir en aide aux municipalités riveraines touchées par l’érosion des berges.

Le consortium scientifique Ouranos, qui étudie les effets des changements climatiques, souhaite mettre sur pied une plateforme qui analysera les coûts et les avantages des différentes façons d’agir pour contrer l’érosion des berges.

Cette plateforme serait d’abord élaborée en fonction des municipalités riveraines de la Mitis avant d’être exportée dans d’autres MRC.

Le directeur général de la MRC de La Mitis, Marcel Moreau, explique que son organisation a développé une expertise au sujet de l’érosion côtière à la suite des grandes marées du 6 décembre 2010. Les urbanistes, agents de développement et inspecteurs en bâtiments de la MRC seront ainsi invités à collaborer avec Ouranos pour ce projet.

[On veut] donner de l’aide à la firme Ouranos pour être capables de faire une analyse intéressante des coûts, des avantages de différents scénarios, soit préventifs ou curatifs, au niveau des événements qui peuvent arriver.
—Marcel Moreau, directeur général de la MRC de La Mitis

Le consortium Ouranos veut aussi étudier les coûts sociaux de l’érosion auprès des populations riveraines. Marcel Moreau souligne que les populations riveraines vivent beaucoup de stress lorsque des avertissements de vagues déferlantes ou de grandes marées sont annoncés.

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Érosion des berges : la MRC de La Mitis prête à collaborer à un projet pilote d’Ouranos

L’aménagiste Paul Gingras de la MRC de La Mitis explique le projet : « Laurent d’Assylva, un économiste d’Ouranos, a travaillé sur des analyses de coûts-avantages pour plusieurs territoires de l’Est-du-Québec (notamment à Percé). Au terme des analyses, il proposait de mettre au point une plateforme de calcul informatisé à partir de laquelle on obtient des ordres de grandeur sur les coûts de telle ou telle option d’adaptation et ses avantages à long terme collectivement. Ça peut être du rechargement de plage, des murets, de l’enrochement, des techniques mixtes, des techniques douces, le repli ou le retrait comme l’enlèvement de bâtiments, ou encore la non intervention parce qu’il y a un coût aussi à ne pas intervenir » indique Paul Gingras.

Cette plateforme, qui serait d’abord conçue pour les municipalités riveraines de La Mitis, pourrait éventuellement être utilisée par d’autres MRC. La MRC a développé une expertise depuis les grandes marées de 2010 qui ont frappé durement quatre de ses municipalités : Sainte-Luce, Sainte-Flavie, Grand-Métis et Métis-sur-Mer. Depuis un an et demi, elle collabore à une démarche de réflexion sur l’évolution à long terme des rives du fleuve avec la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR. « On a déjà beaucoup d’informations de notre côté qui sont complémentaires à celles de l’UQAR. On a terminé cette année l’élaboration de fiches, propriété par propriété foncière, qui nous donnent des informations sur la présence ou non d’ouvrages de stabilisation, sur leur état, sur les signes d’érosion apparents, sur la distance qui sépare les bâtiments par rapport à la ligne des hautes eaux. On est à finaliser la compilation de toutes ces données » indique Paul Gingras.

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