Marc Durand – Docteur ingénieur en géologie appliquée et en géotechniques ainsi que professeur retraité de l’UQAM / Le Devoir :

Les milliards de dollars d’un incroyable gisement de pétrole à Anticosti constituent un bel exemple de fausseté présentée comme un fait réel par les médias. […] Ainsi a-t-on vécu depuis 2011 une interminable suite de nouvelles traitant du pétrole d’Anticosti. À chaque occasion, on reprenait les nombres faramineux à l’origine du psychodrame : 43 milliards de barils ! 45 milliards de dollars de profits ! Certains, vites en calcul, se sont même avancés à dire : « Mais non, c’est plus que ça ! À 100 $/baril, il faut compter plus de 400 milliards de dollars même avec seulement 10 % du pactole. »« Le Québec n’a pas les moyens de se priver de cette manne [Inst. écon. de Mtl, avril 2012]. » Un beau, très gros mensonge devenu une « vérité » à force d’avoir été relayé des centaines de fois.

Peu de gens se sont préoccupés d’analyser si vraiment il y a là-bas du pétrole exploitable. On a plutôt érigé dès le départ une lutte à finir entre les pour et les contre. Parmi les pour se trouvaient les promoteurs, le lobby, des fonctionnaires et des membres du gouvernement ayant pris les dires des lobbyistes pour une vérité. Du côté des contres, il y avait des environnementalistes et des artistes défendant la beauté et les valeurs patrimoniales de l’île, mais aussi beaucoup de citoyens simplement préoccupés par l’avenir et les conséquences d’une exploitation irréfléchie des combustibles fossiles.

Lire sur Le Devoir

Le Journal de Québec : Pétrolia: pas de travaux sur l’île d’Anticosti cet été