Stéphanie Gendron / Le Journal de Montréal :

TROIS-PISTOLES | Un narval égaré qui vit habituellement en Arctique et est en recherche d’amis s’est intégré à un groupe de bélugas dans le fleuve Saint-Laurent.

Cette baleine arctique surnommée «licorne des mers» était loin de chez elle. L’espèce de couleur foncée et possédant une défense d’ivoire vit habituellement avec les siens dans les eaux arctiques du Canada, du Groenland, de la Norvège et de la Russie et non pas dans le fleuve Saint-Laurent. «Ça demeure une espèce apparentée au béluga, qui est aussi sociable que lui. Visiblement, ce narval s’est égaré et se cherchait des amis. C’est toutefois très inusité comme observation ici», d’indiquer Nadia Ménard, biologiste chez Parcs Canada. Photographié une première fois à la fin du mois de juillet au large de Trois-Pistoles au sein d’un groupe de 80 bélugas, le même narval a été identifié de nouveau le 10 août par des naturalistes de Parcs Canada, au large de Grandes-Bergeronnes, toujours avec ses nouveaux amis.  C’est la seconde fois de l’histoire que l’on confirme officiellement l’observation d’un narval dans le fleuve, la dernière remontant à 2003. Des animaux marins s’égarent de leur milieu habituel parfois, comme c’est le cas pour des bélugas qui se sont retrouvés jusqu’au New Jersey récemment.

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Ajout : 

Un narval dans le Saint-Laurent

Alexandre Shields / Le Devoir :

Que fait un narval dans l’estuaire du Saint-Laurent ? Les spécialistes des cétacés s’expliquent mal sa présence dans les eaux québécoises. Mais bien que le narval ne soit pas une espèce du Saint-Laurent, un narval avait déjà été observé par un chercheur le 25 août 2003, lors d’un survol aérien pour le dénombrement de bélugas, réalisé par Pêches et Océans Canada, en plein coeur du parc marin, entre Les Bergeronnes et Tadoussac. La population mondiale de narvals est estimée à environ 50 000 individus, mais elle montrerait des signes de déclins. Les bouleversements climatiques et les perturbations liées à l’activité humaine dans l’Arctique pourraient expliquer en partie les difficultés pour l’espèce. Une autre espèce de mammifère marin de l’Arctique, le phoque barbu, a déjà été observée à quelques reprises dans le sud du Québec au cours des dernières années. Un phoque adulte, reconnaissable à ses grandes moustaches, a même passé presque une année complète dans la rivière Saint-Maurice, en amont de Trois-Rivières.

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