Alexandre Shields / Le Devoir :

Un total de 52 postes d’agents de la faune ont été supprimés en cinq ans au Québec, selon les données officielles du gouvernement. Un recul des effectifs qui offre un véritable « bar ouvert » aux braconniers, selon le Syndicat des agents de protection de la faune.

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À la demande du Devoir, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a accepté de fournir les statistiques sur les agents de protection de la faune travaillant au ministère, et ce, pour les années 2010 à 2016.

Ces données permettent de constater qu’en 2011, 426 agents du MFFP étaient en fonction sur le très vaste territoire québécois. Ce nombre a par la suite chuté à 388 agents en 2013, et enfin à 374 agents en 2016.

La diminution globale est donc de 52 postes, soit un recul de 12 % des agents de protection de la faune depuis 2011. Selon ce qu’a précisé le MFFP en transmettant les données, ce nombre d’agents inclut tous les statuts d’emploi, soit le personnel à temps complet, celui à temps partiel et les employés occasionnels. Les données ont par ailleurs été comptabilisées à l’automne, soit la période la plus occupée de l’année, en raison de la chasse sportive.

« Bar ouvert »

Pour le Syndicat des agents de protection de la faune du Québec (SAPFQ), les compressions imposées par le gouvernement ont des impacts négatifs majeurs pour la protection de la faune contre les braconniers.

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